témoignage de Raymonde BIEVRE ...


 Je mets là , et avec son accord,  les mails  de Raymonde BIEVRE, reçus  le 15 mars 2009 , ..  et  je reconfirme  ici et m'associe pleinement à  ce qu'elle dit, et  notamment sur  Christian DEVES  ( ex secrétaire national du SNPTES) qui  m'a défendue  sans faillir face  à l'ENS, et a écrit avec J.NEMO  (directeur de Cilda nanterre UP 10)  à Sarkozy  en 2006...et fait le témoignage   clair sur le harcèlement nocturne sonore  délibéré à mon domicile actuel à Nanterre ..) et  sur son  vrai courage .

  De : Raymonde <raymonde.bievre@orange.fr>
À : b.elbeze@yahoo.fr
Envoyé le : Dimanche, 15 Mars 2009, 10h15mn 55s
Objet : Ferc-sup CGT



 
 Bonjour
Je viens de découvrir votre affaire, je n'en comprends pas bien tous les tenants et aboutissants mais elle me paraît incroyable.
je voudrais vous apporter mon témoignage sur la FERC-sup CGT, syndicat CGT des personnels (BIATOS et enseignants) de l'enseignement supérieur. La FERC-sup CGT est organisé en syndicats d'établissement (le rêve : un syndicat par université) et regroupe un peu moins de 2000 syndiqués, ce qui est peu et n'empêche pas les histoires de pouvoir...

En 1995, avec enthousiasme et naïveté, j'ai monté un syndicat des personnels FERC-sup CGT de l'Université Pierre Mendès-France, de l'Université Stendhal et de l'IEP G à Grenoble. J'ai été secrétaire du syndicat, élue, à la commission exécutive nationale de la FERC-sup, à la commission exécutive de l'Union départementale CGT, secrétaire générale de la FERC académique de l'Isère, membre du CAEN et élue dans de nombreuses instances universitaires. Le peu de militants motivés explique le cumul des mandats. Je me suis battue pour une activité militante transparente et démocratique impliquant chaque syndiqué. J'ai tenu de nombreuses réunions envoyant chaque fois le compte rendu au national et à l'UD.
Nous avons mené de nombreuses luttes : intégration des contractuels, harcèlement moral, conditions de travail, démocratie, etc. etc. Nous avons aussi essayé de créer des convergences de luttes avec les autres syndicats.

Je croyais militer dans une ambiance de chaude camaraderie, sans voir la jalousie des autres responsables. Petit à petit je me suis tout de même rendu compte que j'étais victime de dénigriments, de critiques personnelles. Bref, mes camarade du syndicat se sont conduits avec moi comme des patrons qui veulent se débarrasser d'un salarié. Ils ont employés avec moi des méthodes dignes du plus pur stalinisme : déviante de la ligne officielle (quelle ligne?) donc folle, donc bonne pour l'hôpital psychiâtrique et le goulag...J'exgère à peine comme je ne partais toujours pas, les insultes ont commencé à circuler sur le courrier électronique concernant mon syndicalisme de merd (je cite Mitra Kafai) et des menaces. Incroyable, un responsable, Laurent Terrier, a menacé dem'éclater la tronche. Très peu de camarades ont trouvé ces propos choquants. Pour moi, trop, c'était trop : j'ai rendu ma carte.
La FERC-sup est bien dans un processus de collaboration avec les autorités universitaires : manque de militants formés, besoin de reconnaissance des dits militants, responsables auto-proclamés, sans véritable pratique syndicale, complexité de l'organisation universitaire, plaisir immense à traverser les couloirs, dossiers sous le bras, avec le président. Etonnement...

Deux exemples : à Grenoble la FERC-sup CGT a sorti un tract expliquant que les élus CGT avaient plus de droit que les autres élus. (Moi qui croyais que la liberté était pour tout le monde) et un autre au sujet des contractuels ou la principale revendicaton, à savoir la titularisation de tous les contractuels est oubliée. Le cahier de revendications ne doit pas fâcher le président dans ces temps si difficiles.

Aujourd'hui les universités sont en lutte, à Grenoble, sans la CGT.
Mes anciens camarades m'ont aussi conseillé d'aller voir l'UNSA. J'ai rencontré C. Deves. C'est quelqu'un de très courageux, plus courageux que les syndiqués de la FERC-sup où il y a plus de responsables, coupés du monde du travail, je le dis, que de militants sincères. 
La réponse de Martine Farmer ne m'étonne pas
. Les histoires qui dérangent sont mal venues à la FERC-sup. Elle oublie cependant que le rôle du syndicat, c'est la défense des salariés. Elle parle un peu vite de harcèlement, elle qui a ignoré celui dont j'ai été victime à l'intérieur du syndicat et qui m'a sans doute vu partir avec soulagement : un problème de moins. Pour elle, les syndiqués ne sont pas des camarades mais des collègues, ça change tout.
Je n'ai jamais pu m'expliquer à l'intérieur du syndicat. J'ai porté plainte pour menaces, la police n'a pas retenu ma plainte. Peur d'avoir des histoires avec la CGT ? La confédération n'a jamais répondu à ma demande de réunir le tribunal des conflits.

Le silence, arme absolue contre les militants, mais les fous qui veulent comprendre ne sont plus des militants, n'est-ce pas ?
Je vous souhaite bon courage
Raymonde

De : Béatrice EL BEZE <b.elbeze@yahoo.fr>
À : Raymonde <raymonde.bievre@orange.fr>
Envoyé le : Dimanche, 15 Mars 2009, 15h48mn 40s
Objet : Re : Ferc-sup CGT

 

 
mon affaire vous parait incroyable , mais  il n'y a   qu'a regarder les  noms  les documents familiaux  politiques, directeur, secrét nat  . ; et les témoignages de harcèlement au domicle ,et témoignage de ma tante sur les accusations de mon père à l'hopital   et les rapports professionnels (voir dans la rubrique page ) pour voir que je ne mens pas ...a t on jamais vu une folle soutenue par des directeurs, secrétaire national, politiques, oncles et tantes???.. et un père devenir fou (avec une soi disante  maladie juive génétique très rare!) dès que sa fille le recontacte ( elle même menacée d'internement  ! sans  l'ombre d' un dossier médical..  mon affaire 'est effectivement monstrueuse , mais je ne comprends pas que vous disiez ne pas comprendre les tenants et aboutissants.; vous avez pourtant l'air intelligente...alors que faites vous d tous ce documents.preuves !!
 
 j'ai lu vore témoignage sur la Ferc sup, ça ne m'étonne pas d'eux .., si vous le voulez , je le mets tel quel dans l'artice de la Ferc sup,  à la suite .. et  je ne mets votre mail  avec  la provenance nom prénom que  si vous l'acceptez , sinon je mets  juste votre  courrier signé :raymonde..
 
dans l'attente de votre réponse , et en espérant que vous faites connaitre mon blog au plus de gens possible car je suis vraiment en grave danger d'internement pour me faire taire  par les pires moyens , .. cordialement . B.E




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De : Raymonde <raymonde.bievre@orange.fr>
À : b.elbeze@yahoo.fr
Envoyé le : Lundi, 16 Mars 2009, 6h00mn 26s
Objet : ferc-sup

 

Bonjour,
Je voulais simplement vous faire part de ma stupéfaction en découvrant votre histoire par hasard sur votre blog, c'est pour cette raison que j'ai employé le mot incroyable. Cela ne voulait pas dire que je ne vous croyais pas.
En général, les victimes sont aussi victimes du silence qui les entoure, je vais donc essayer de faire connaître votre blog.
Vous pouvez publier mes réflexions concernant la FERC-sup sur votre blog. Je me suis beaucoup exprimée sur le sujet mais je n'ai eu que des réponses style il faut sauver l'organisation : langue de bois et secret sont des tactiques des dirigeants de la FERC-sup qui, d'organisationt de lutte s'est transformée en vague comité de soutien aux mesures gouvernementales. La FERC-sup s'est modernisée ! En tout cas, si un salarié a besoin d'être défendu, il vaut mieux qu'il aille voir ailleurs. Heureusement la FERC-sup n'est pas la CGT.
Je vous souhaite beaucoup de courage et très cordialement
Raymonde


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